Chroniques·Science Fiction

Chronique 25 TRS : Chroniques d’un rat de laboiratoire, T.1 L’éveil des consciences par Benoît Le Gall

Couverture du livre

Résumé : Je m’appelle Clive Larsson, citoyen de Nubiria. Dans cette ville rongée par la misère, mon seul recours pour éviter de finir à la rue est de me tourner vers le Programme. L’idée est simple. On me promet de l’argent en échange de quelques expériences menées sur mon corps. Sans hésiter, j’ai signé en bas de la page. J’ignore tout du Programme. Derrière ce nom générique se cache en réalité un brillant scientifique, le professeur Klein, qui projette alors de me transformer en rat. Ma métamorphose sera fulgurante, son expérience un franc succès. Après avoir échappé à son emprise, je comprends qu’une autre existence m’attend. En effet, le professeur a donné naissance à une nouvelle espèce que je compte bien perpétuer. Au gré de mon parcours, je poserai un œil critique sur la race humaine qui, malgré son évidente décadence, mérite qu’on la sauve. Si je peux contribuer à son éveil, alors ma condition de rat humain ne sera pas vaine.

L’éveil des consciences, le tome 1 de la saga Chroniques d’un rat de laboratoire est une œuvre écrite par Benoît Le Gall et publiée en juin 2019 chez les éditions l’Âme En Livre. Il s’agit d’un polar/thriller de science fiction qui m’a été proposé à la lecture par l’auteur et que je remercie pour cette opportunité.

Disclaimer : cette chronique constitue mon avis qui peut être subjectif. Libre à vous de vous faire votre propre opinion de ce livre si l’envie vous en prend, vous pouvez vous le procurer ici.

Nous suivons dans ce livre Clive Larsson, l’expérience « réussie » du Docteur Klein, merveilleux et effrayant mélange entre un humain et un rat. Au départ un peu hésitante à l’idée de me lancer dans la lecture, je suis contente d’avoir continué et d’avoir découvert le portrait touchant de ce protagoniste, qui, tiraillé entre ses émotions primitives d’animal et sa conscience d’humain tentant de prendre tour à tour le dessus l’une de l’autre, essaie d’apprivoiser sa nouvelle forme et de mener à bien ses projets.

Ce personnage, il est avant tout une victime : du monde et des humains, incapables d’avoir une pensée critique ; d’un scientifique fou dont les lubies ont conduit un pauvre homme à l’état de mutant ; et d’une reine implacable, ravie de découvrir un nouveau jouet avec lequel jouer. Nous prenons ce personnage en pitié alors qu’il nous est dressé comme affreux, insupportable à regarder, et c’est là une prouesse de l’auteur que d’arriver à nous faire nous enticher de cette « chose ». Ce dernier arrive, malgré sa condition, à tisser des liens avec des humains, qui le soutiennent tout au long de ses mésaventures, accentuant encore l’humanité qui lui reste, et nous indiquant que nous ne sommes pas les seuls à nous être attachés à lui et à ses déboires. Car finalement, n’est-ce pas la faute des dérives sociétaires s’il est devenu tel qu’il est aujourd’hui ?

Comment mobiliser une population à ce point ancrée dans cette vision du monde ? Du pain et des jeux et vous les maintiendrez sous contrôle.

En effet, l’univers de l’auteur, s’inscrivant dans une société dystopique pas si lointaine de la notre, nous dresse le portrait d’une communauté répugnante et souillée, où chacun tente comme il peut de survivre. Et c’est le cas de notre héros, Clive, qui après avoir accepté d’intégrer un programme scientifique devient un mutant, mi-rat mi-humain. L’auteur nous dépeint alors le tableau de cette société à la dérive à l’extrême cruauté de manière si détaillée que je me suis sentie au départ mal à l’aise (viol, trafic d’organes, mutants…) ; mais j’ai compris que ce passage était nécessaire pour pouvoir encore plus m’imprégner dans l’histoire.

Le voile de l’ignorance et de l’individualisme dissipait les frottements, les interactions, rompant le moindre contact. Dans quelle société vivions-nous ?

Les humains sont décrits comme un peuple à l’esprit malléable, qui a adopté la résilience au fur et à mesure des années, impuissant face à l’ingérence politique face à la pollution qui s’est installée lentement, où les puissants ont réussi à s’en sortir, laissant les pots cassés au prolétariat, dirigeant encore le monde depuis leur bulle, plafond de verre impénétrable. C’est dans cet environnement individualiste que nous découvrons multiples travers, amenant à une réflexion sur l’éthique des expériences sur les humains (mais aussi sur les animaux) et illustrant les possibles dérives de l’humanité. On assiste également à une critique du monde moderne et de la technologie qui avilissent l’homme.

Et puis un jour, la technologie s’est emparée du monde. Tout notre environnement s’est transformé. La ville a grignoté tout terrain vierge et l’homme s’est entassé puis asphyxié lui-même.

Cette atmosphère dérangeante s’insinue dans notre cerveau et ne nous quitte plus jusqu’à la fin du livre, où le point de l’auteur est fait : ce tome 1 est fait pour l’éveil des consciences, et à la fin nous sommes réveillés sur la réalité de ce livre. Tout ceci grâce à Clive, qui, conscient de l’exceptionnelle parole qu’il peut porter, décide de lancer un lutte contre le pouvoir et renverser la tendance, car malgré tout, l’humanité mérite, en un sens, d’être sauvée.

Nous venons de vivre un sursaut collectif. […] Ils ont vu en Clive une forme d’espoir.

En terme de narration, l’écriture est excellente, sans essoufflement, rendant la lecture agréable malgré les quelques sujets que l’on peut retrouver repoussant. Ainsi, ce roman de presque 400 pages se lit extrêmement rapidement.

À lire ou pas ? Dressant les fondations d’une saga prometteuse, ce tome 1 m’a beaucoup plu et je vous le conseille. Attention cependant à avoir l’estomac bien accroché.

4,5/5 pour cette dystopie intéressante.

Et voilà, cette chronique est dès à présent terminée ! J’espère qu’elle vous aura plu et que cela vous aura donné envie de découvrir ce livre ! Si jamais vous l’avez déjà lu, n’hésitez pas à m’en donner votre avis en commentaire !

Bouquinement vôtre, Jade

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