Chroniques·Science Fiction

Chronique 61 TRS – Homo Pacificus par Sam Kolchak

Couverture du livre

Résumé : L’embrasement planétaire n’a pas eu lieu malgré la terrible et soudaine guerre thermonucléaire qui a ravagé une grande partie de l’Asie. L’Humanité se trouve dans une impasse. Son taux de natalité, tombé à zéro, et des fanatiques, convaincus de l’arrivée imminente du jugement dernier, vont confronter l’Homme à ses démons. Mais un premier contact extra-terrestre va remettre en cause le peu de certitude qu’il restait sur cette planète. Amis ? Ennemis ? L’avenir devient plus que jamais incertain pour les habitants de la Terre.

Homo Pacificus est un roman de science fiction écrit par Sam Kolchak et publié en auto-édition en mai 2017. Ce livre a par ailleurs été Lauréat du « Grand Concours Littéraire » pour les auteurs en autoédition lancé par la société C2laure communication. Je tiens à remercier l’auteur qui m’a permis de lire son œuvre !

Disclaimer : Comme à chaque fois, mon avis est probablement un peu subjectif (malgré tout l’effort que je mets dedans à ne pas l’être). Il s’agirait donc, pour vous faire votre propre avis, de vous procurer le livre, notamment par ici.

Pour ceux qui me lisent depuis un petit bout de temps, vous savez très bien que je ne peux pas m’empêcher de m’accrocher aux dystopies. Ce livre n’échappe pas à la règle, et malgré mon temps de lecture considérablement amputé par mes études, j’ai sauté sur l’occasion en découvrant le résumé intrigant de Sam Kolchak. Ce qui m’a le plus marqué, surtout, c’est cette histoire de stérilité humaine, que je ne retrouve pas souvent dans mes lectures dystopiques et qui m’a fait me lancer dans cette lecture.

« L’amour donné par un enfant est magique, franc et sans concessions. Comment pourrait-on vivre sans ce bonheur ? »

Parlons un peu du commencement : Gabriel, cet ancien policier travaillant maintenant pour FutureX Labs, un laboratoire français qui œuvre pour trouver un remède à la stérilité humaine, se retrouve pris dans un attentat perpétré par les MAD, une institution terroriste dirigée par le Prophète, lequel prêche pour l’arrêt des recherches allant à l’encontre de la volonté de Dieu. Pas de bol, le professeur qui aurait trouvé un semblant de solution décède lors de la manœuvre, sans laisser de traces de son travail, anéantissant peu à peu les espoirs de retrouver la joie de faire des enfants. Mais c’était sans compter sur l’apparition des Voyageurs, ces extra-terrestres venant d’une contrée inconnue, semblant pacifiques et souhaitant aider les Hommes dans leur quête de la fertilité. Étrange, me direz-vous.

Nous accompagnons tout le long de cet aventure quelque peu cosmique Gabriel, Rebecca (la charmante concurrente américaine de FutureX Labs), Ken, le japonais discret, et Shin Aerin, l’une des Voyageurs. Ce quatuor pour le moins hétéroclite nous emmène dans leurs péripéties, et on peut dire que c’est totalement frustrant ! Si les actions s’enchainent et que le récit cohérent nous fait peu à peu comprendre les intentions des extra-terrestres (et cela, même s’ils tentent de nous berner jusqu’au bout – je ne peux pas en dire plus, je vous vois déjà venir), notre esprit est retourné grâce à la manipulation mentale de l’auteur, qu’il maîtrise à la perfection. Car s’il dresse les extra-terrestres comme des êtres supérieurs semblant être dénués de tares, le naturel remonte souvent à la surface, tout comme l’égoïsme dont ils font preuve (encore une fois, je ne peux pas plus développer sinon ce serait du spoil aha).

– Et est-ce que tu aimais cela, croire au Père Noël ?
– Je pense oui, {…}
– Très bien ! Vois-tu, parfois nous sommes obligés de dissimuler certaines choses aux personnes qu’on aime. Simplement parce qu’elles ne sont pas encore assez grandes pour tout comprendre. Tu me suis ?

J’ai beaucoup accroché à l’univers et à la plume de Sam Kolchak, qui ne se perd pas dans des détails inutiles. Il rend ses personnages attachants, même les Voyageurs. L’univers qu’il a créé, tout autour d’eux, autour de leur fonctionnement, de leur alimentation, de leurs technologies était extrêmement développé et très intéressant, ce que j’ai beaucoup apprécié, car ce sont des choses qui manquent parfois dans les livres de science fiction.

Ce livre aborde la peur de la différence, ainsi que l’individualité inhérente aux êtres humains ; et comment les communautés pauvres, toujours, subissent les sévices de la richesse, qui elle continue d’être égoïste, persistant dans son empreinte écologique néfaste alors qu’elle a déclenché auparavant des désastres nucléaires. Il faut sauver l’économie, me direz-vous, ou comment le capitalisme grignote sans s’arrêter notre humanité, notre empathie, notre conscience… Bon nombre de messages donc qui se cachent derrière ce récit aventureux, mais qui font sens et amènent le lecteur à réfléchir sur sa propre condition. Mais surtout, il parle de la place importante des enfants dans notre société… Que ferions-nous, si, un jour, ils disparaissaient ?

« Mais la fabrication de ses batteries n’est pas sans conséquences ? Nous utilisons toujours des terres rares pour les produire, même si cela a été largement optimisé ces cinquante dernières années. Et récolter ces précieux éléments a eu un impact très significatif sur notre planète. Sans compter le nombre de centrales nucléaires que nous avons du construire pour approvisionner ce nouveau parc automobile mondial. »

La fin, savamment pensée, conclut l’histoire en apportant une quantité importante d’informations qui permettent au lecteur de comprendre enfin ce qu’il s’est vraiment passé. Et surtout, elle laisse une porte ouverte à la réalisation d’un second tome, qui sait, si l’auteur en a l’envie.

À lire ou pas ? Un roman efficace qui saura ravir les friands de science fiction comme les petits nouveaux du jour. N’hésitez pas à vous le procurer, le prix est tout à fait raisonnable en plus !

4,25/5 est ma note pour ce livre.

Et voilà, cette chronique est dès à présent terminée ! J’espère qu’elle vous aura plu ! Si vous avez des questions sur le livre, ou que vous souhaitez échanger sur la chronique, n’hésitez pas à commenter que nous discutions ensemble.

Bouquinement vôtre, Jade

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