Chroniques·Fantasy

Chronique 116 TRS – Porcelâme T.1 La voie du Kirin par Célia Flaux

Couverture du livre

Résumé : Le Dragon, le Tigre, le Kirin, la Tortue, le Phénix. Cinq clans composant un empire. Une matière magique, la porcelâme, qui exprime l’état d’âme des êtres et des clans. Un seigneur ambitieux, prêt à se révolter contre l’Empereur. Trois adolescents pris dans un conflit qui les dépasse. Sur la voie du Kirin, Tomoe, Gintaro et Kiyoshi vont puiser au plus profond de leurs âmes pour tracer leur propre chemin au milieu des forces qui les menacent.

La voie du Kirin est le premier tome de la saga fantasy Porcelâme, écrit par Célia Flaux et publié chez les éditions Bayard en octobre 2021. Merci à Babelio et à Bayard de m’avoir permis de découvrir ce tout nouveau livre !

Disclaimer : je ne sais même plus quoi vous dire dans ce truc, à part la lecture c’est sympa, le livre est beau, si tu veux t’en faire ton propre avis il faut cliquer ici ou aller chez n’importe quel bon libraire.

Un résumé très prometteur pour une fantasy d’influence japonaise : voilà ce qui m’a plu lorsqu’on m’a proposé la lecture de Porcelâme. J’aime la fantasy (vous vous en êtes déjà plus ou moins rendus compte), et je ne rate pas une occasion de commencer une nouvelle lecture du genre, surtout quand elle mêle la délicatesse de la fleur de cerisier japonaise et la violence crue du samouraï assassin. Alors j’ai décidé d’emprunter moi aussi la voie du Kirin, le temps de ces quelques trois cent pages, pour découvrir Tomoe, une jeune guide qui ressemble trait pour trait à un assassin sanguinaire, Gintaro, un garçon qui possède une aptitude bien particulière concernant les porcelâmes, et Kiyoshi, un rônin (au Japon, le « samouraï sans maître ») fort charmant (mais la pointe de son sabre tranche facilement).

Une grimace dépitée déforma les lèvres de Gintaro.
– Vous avez deux ans de plus que moi, mais vous en savez dix fois plus.

Gintaro à Kiyoshi.

C’est en s’inspirant des quatre animaux ou gardiens des quatre orients (les points cardinaux), nommés Shijin au Japon, que Célia Flaux construit une intrigue bien ficelée qui nous emmène à la découverte des terres du Kirin, et de l’ascension de sa montagne au prix de quelques sacrifices. Par ailleurs, cette étape initiatique du livre m’a fait penser au livre de Alain Damasio, La Horde du Contrevent ; j’y ai retrouvé une progression similaire et cela m’a fait sourire. Le premier tome se passe donc essentiellement sur cette voie de pèlerinage (et j’espère bien découvrir les autres clans dans les autres tomes), dans une atmosphère presque méditative (qui peut faire penser aux livres de Haruki Murakami) détonnant avec la violence graphique des combats. Un paradoxe bien maîtrisé, offrant une expérience sensorielle assez envoutante et qui ajoute à l’attrait du livre.

Les personnages, bien qu’ils évoluent au fur et à mesure de leur quête, sont déjà très matures quand on les découvre ! C’est en relisant le résumé pour faire cette chronique que j’ai pris conscience qu’ils étaient encore jeunes, tandis que leurs comportements et leurs décisions sont celles d’adultes. Leur enfance-adolescence les a mené à murir beaucoup trop vite, l’innocence tranchée par le sabre acéré de la guerre, du pouvoir et par les obstacles qu’ils ont du franchir. C’était très intéressant de découvrir des protagonistes jeunes qui à la différence de certains autres livres que j’ai pu lire n’étaient pas infantilisés. Ils ont déjà de grandes responsabilités et doivent agir en conséquence, même s’ils ne choisissent pas tout le temps la voie de la sécurité. Tomoe qui tient entre ses mains la vie des voyageurs qu’elle guide sur la voie du Kirin (et d’autres petits trucs sympas mais ça, vous le découvrirez en lisant le livre), Gintaro qui lit les Porcelâme, Kiyoshi, un rônin-samouraï accompli… Vous l’aurez donc compris, j’ai particulièrement adhéré aux protagonistes, même si j’aurai aimé qu’ils soient un peu plus approfondi, notamment Kiyoshi ; mais je suis sure que les prochains tomes nous apprendront encore davantage à connaître ces derniers. Mention spéciale pour Izumi, la maitresse de l’école Nakajima, qui fait une apparition brève mais d’une très grande qualité (j’ai adoré son personnage). J’espère qu’on la reverra dans les prochains tomes !

Il déchiffra le sûtra gravé sur une tablette usée : « Les formes ne sont pas différentes du vide, le vide n’est pas différent des formes, les formes sont le vide, le vide est les formes ».

Je ne peux que souligner le talent narratif de Célia Flaux, qui arrive à saisir le lecteur au vol dès lors qu’il commence à sauter des mots, pour le ramener sur la voie du Kirin, lui faisant ressentir des émotions diverses et variées, notamment lors des rencontres avec l’animal sacré. Je reparle encore d’atmosphère (je radote, c’est l’âge) mais c’est dingue comment l’ambiance de ce livre s’est répercutée sur moi quand j’étais en train de le lire. Douceur, exaltation, j’ai passé un très bon moment de lecture. Sa description des paysages est superbe et est représentée de manière splendide par Florent Grattery, sur les deuxième et troisième de couverture. L’imagination de l’autrice ne semble pas avoir de limites, et j’espère retrouver dans les prochains tomes la même virtuosité.

À lire ou pas ? Un livre de fantasy qui se dévore sous les couettes avec un bon chocolat, embrumé dans les nuages du Kirin et les pétales de cerisier. J’ai beaucoup aimé ma lecture et je vous la recommande.

4,25/5 est ma note pour ce livre.

Et voilà, cette chronique est dès à présent terminée, j’espère qu’elle vous aura plu ! Connaissiez-vous Célia Flaux ? Avez-vous déjà lu une de ses œuvres ? N’hésitez pas à laisser un commentaire que nous en discutions.

Bouquinement vôtre, Jade

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