Chroniques·Fantasy

Chronique 126 TRS – La Promesse du Dragon par Elin Bakker

Couverture du livre

Résumé : Un dragon libéré, une servante sauvée, le chaos a été réveillé. Melinn sert le mystérieux ordre de Kashin. Enfermée dans leur temple depuis près de treize ans, la jeune femme vit dans la servitude et le renoncement. Toutefois, lorsque son extravagante maîtresse décède au cours d’un rituel étrange, la vie de la jeune servante bascule. Elle devra être sacrifiée pour la ramener à la vie ! Pour échapper à son sort, Melinn décide de passer un pacte avec Aiko, un esprit retenu captif par l’ordre de Kashin depuis des décennies : sa vie contre sa liberté. Le marché semble simple, mais les apparences sont trompeuses. Surtout lorsque l’esprit en question est voué à détruire le monde.

La Promesse du Dragon est un roman de fantasy japonaise écrit par Elin Bakker et publié en janvier 2022 chez Beta Publisher.

Disclaimer : tout ce qui est écrit dans cette chronique relève de ma propre perception de cette lecture. Et comme les goûts et les couleurs c’est comme les chaussettes, y’en a jamais une pareil, n’hésitez pas à vous procurer ce petit bouquin pour vous en faire votre propre avis (disponible sur l’internet et en commande dans toutes les bonnes librairies).

Pour ce début d’été, j’ai choisi de profiter du cadre magique de la fantasy japonaise. Alors que le roman japonais fait déjà battre mon cœur, j’ai décidé de tenter ma chance avec ce genre mystérieux ; et c’est avec La Promesse du Dragon que j’ai voulu m’immerger peu à peu dans la valse calme du pays du Soleil Levant. Un livre qui remplit les critères d’une littérature japonaise, quête initiatique de deux êtres que tout semblent opposer, Melinn l’humaine, esclave depuis des années des Kashin et Aiko, l’esprit du Dragon, le yokai le plus puissant que le monde connaisse.

L’appréhension lui serra brièvement la gorge. Il n’avait plus été mêlé à la foule depuis de bien trop nombreuses années. Il ne savait plus comment se comporter au milieu d’un rassemblement de mortels. La seule chose dont il se sentait toujours capable était de les achever.

C’est l’histoire de ces deux entités qui fuient le temple des Kashin, tous deux prisonniers (mais pas pour la même raison). Ils scellent un pacte leur offrant chacun la liberté ; mais les implications qui en découleront sont bien plus complexes que ce qui est énoncé. Alors nous les suivons au travers de leur périple. Il n’apparait pas tumultueux, malgré quelques scènes de meurtres qui arrivent à être amenées avec poésie, le tout dans une atmosphère mystique agrémentée de contes japonais sur les yokai, ces êtres surnaturels du folklore japonais. Ces petits récits qui accompagnent l’histoire en étant plus ou moins bien incorporés dans le texte ont été mes passages préférés.

Le cadre de la narration est très bien posé, et Elin Bakker sait faire interagir ses personnages avec beaucoup de talent et de délicatesse. Melinn est douce, imperturbable, bienveillante (peut être un peu trop pour que ce soit plausible), et fendille peu à peu la coque d’un Dragon millénaire qui hait les humains. Cette jeune femme est d’une beauté banale, non caricaturale des diktats de beauté asiatiques, mais sa grandeur d’âme est infinie, ce qui la rend immensément belle. J’aurai peut-être aimé que le livre soit plus long, afin de détailler la vie antérieure de ces personnages et leur histoire, mais également un yokai en particulier, le kitsune du Renard Roux. Ce protagoniste semble avoir un grand impact dans la vie de la jeune Melinn, et j’aurai aimé en apprendre davantage sur leur relation (à l’orphelinat ? après la fin de l’histoire ? je ne peux pas en dire plus sous peine de spoil, désolée).

L’esprit acquiesça, avant de jeter un dernier regard en direction de la ruelle. Bientôt, si tout se passait comme prévu, il consumerait le monde entier.

Je ne peux malheureusement pas dire que ce livre soit un coup de cœur et j’ai eu au début bien du mal à m’ancrer dans l’histoire. Pas pour le manque d’action, puisque c’est inhérent à ce type de littérature et que La Promesse du Dragon n’a pas besoin de scènes grandiloquentes pour prouver son intérêt, mais pour certaines tournures de phrase et répétitions. Quelques formulations étaient assez maladroites pour me faire sortir de l’univers de l’autrice, et le style pouvait parfois desservir l’intrigue. Néanmoins, comme j’aime à le répéter, il s’agit d’un avis subjectif (surtout lorsque l’on parle de grammaire et de la construction d’un récit), et je ne nie pas du tout le fond de l’histoire qui est excellent. Vous trouverez par ailleurs de nombreuses chroniques coup de cœur pour ce livre. Ce ne sera pas pour moi cette fois, mais peut-être une prochaine.

Pour conclure sur une note positive, j’ai trouvé la fin du livre très juste, et c’est surement la seule qui me semble cohérente au vu du récit. Elle est aussi très poétique et conclut joliment l’histoire de ce one shot de fantasy japonaise.

À lire ou pas ? Même si je n’ai pas réussi à accrocher entièrement, bon nombres de lecteurs vous conseillerons ce livre. Si vous êtes adeptes du genre ou tout simplement curieux, il peut être une très bonne introduction à l’univers de la fantasy japonaise.

3/5 est ma note pour ce livre.

Et voilà, cette chronique est dès à présent terminée ! Qu’en avez-vous pensé ? Pour ma part, je trouve que les chroniques qui n’encensent pas les livres sont bien plus difficiles à écrire. Par peur de froisser l’auteur.e, de dire des choses beaucoup trop subjectives… Mais il me parait évident qu’il est aussi important de parler de ce qu’on aime moins, on n’en parait que plus honnête. Dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires, et surtout…

Bouquinement vôtre, Jade

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